La personne qui a mis nos pas sur plus de conscience...

                                                                            

                                                                      

Précurseur de la Permaculture

Microbiologiste de formation et spécialiste en phytopathologie.

Masanobu Fukuoka

Masanobu Fukuoka a compris que nous ne pouvions pas isoler un aspect de la vie d’un autre.

Quand nous changeons la manière de faire pousser notre nourriture, nous changeons notre nourriture, nous changeons la société, nous changeons nos valeurs.

Ce célèbre agriculteur japonais a choisi la simplicité en imitant la nature et en repoussant la technologie.

En partant du principe que l’homme ne connaît rien et ne peut pas créer plus belle oeuvre que la nature, il travaille en laissant agir et pas en voulant tout contrôler.

                                                 Le but est de nous rappeler notre propre place dans l’ordre des choses.

 

Dans cette série de principes qui fondent l’agriculture sauvage, on constate surtout des pratiques à exclure plutôt que des conseils à expérimenter.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que Fukuoka est partisan de ce qu’il appelle l’agriculture du “non-agir”.

Attention, l’idée n’est bien évidemment pas de ne rien faire sur une parcelle, mais plutôt de faire uniquement des actions utiles à la terre sans se reposer sur les machines et en excluant le travail inutile.

1) Ne jamais labourer ou retourner la terre

Le premier principe de l’agriculture sauvage est de ne pas cultiver, c’est-à-dire ne pas labourer ou retourner la terre.

Pendant des siècles les agriculteurs ont tenu pour établi que la charrue était essentielle pour faire venir des récoltes.

Cependant, ne pas cultiver est le fondement de l’agriculture sauvage.

La terre se cultive elle-même, naturellement, par la pénétration des racines des plantes et l’activité des microorganismes, des petits animaux et des vers de terre.

  “La terre se cultive elle-même, naturellement, par la pénétration des racines des plantes et l’activité des micro-organismes,

   des petits animaux et des vers de terre.” Fukuoka

2) Ne pas insérer de compost

Le second principe est de ne pas utiliser de compost préparé et encore moins de fertilisant chimique.

Les hommes brutalisent la nature et malgré leurs efforts ils ne peuvent pas guérir les blessures qu’ils causent. 

Leurs pratiques agricoles insouciantes vident le sol de ses aliments essentiels et l’épuisement annuel de la terre en est la conséquence.

Laissé à lui-même, le sol entretient naturellement sa fertilité, en accord avec le cycle ordonné de la vie des plantes et des animaux.

(Pour fertiliser Mr Fukuoka fait pousser une légumineuse en couverture du sol, le trèfle blanc, remet la paille battue sur les champs et ajoute un peu de fumier de volaille)

3) Ne jamais désherber

Le troisième des principes de l’agriculture sauvage consiste à ne pas désherber au cultivateur ni aux herbicides.

Les mauvaises herbes jouent leur rôle dans la construction de la fertilité du sol et dans l’équilibre de la communauté biologique.

C’est un principe fondamental que les mauvaises herbes devraient être contrôlées, non éliminées.

                                                     “La nature, laissée seule, est en parfait équilibre.” Fukuoka

4) Ne pas dépendre des produits chimiques

Le quatrième et dernier principe est de n’avoir aucune dépendance envers les produits chimiques.

Depuis le temps que des plantes faibles se sont développées, conséquence de pratiques contre nature telles que le labour et la fertilisation, la malade et le déséquilibre des insectes sont devenus un grand problème en agriculture.

La nature, laissée seule, est en parfait équilibre.

Les insectes nuisibles et les maladies des plantes sont toujours présents, mais n’atteignent pas, dans la nature, une importance qui nécessite l’utilisation de posons chimiques.

L’approche intelligente du contrôle des la maladies et des insectes est de faire pousser des récoltes vigoureuses dans un environnement sain.

 

Ces quatre principes sont extraits du livre La révolution d’un seul brin de paille écrit par Masanobu Fukuoka en 1975.

L’agriculture sauvage ne nécessite ni machines, ni produits chimiques, et très peu de désherbage.

M. Fukuoka ne laboure pas la terre et n’utilise pas de compost préparé.

Selon lui, les hommes travaillent mieux quand ils travaillent pour le bien de l’homme et non pour la plus haute production ou l’augmentation sans limite de l’efficacité qui ont été les buts presqu’exclusifs de l’agriculture industrielle.

Le but ultime de l’agriculture, dit M. Fukuoka, n’est pas la culture des récoltes, mais la culture et la perfection des êtres humains.

Citations de Masanobu Fukuoka:

il n'y pas de but auquel l'homme doivent penser.
On ferait bien de demander aux enfants si oui ou non une vie sans but est dénuée de sens.
Depuis l'époque où il entre à l'école maternelle commence la souffrance de l'homme.
L'être humain était une créature heureuse mais il créa un monde dur et maintenant il lutte pour essayer de s'en évader.

Parfois les gens travaillent plus qu'il ne faut pour obtenir ce qu'ils désirent, et parfois, ce qu'ils désirent, ils n'en ont pas besoin.

Dans la nature il y a la vie et la mort, et la nature est pleine de joie.

Dans la société humaine il y a la vie et la mort et les gens vivent dans la tristesse.

La vie humaine n'est pas entretenue par son propre pouvoir.

La nature donne naissance aux êtres humains et les maintient en vie.

C'est la relation dans laquelle les gens sont solidaires de la nature.

La nourriture est un don du ciel.

Les gens ne créent pas d'aliment à partir de la nature ; le ciel les leur donne.

La nourriture est nourriture et la nourriture n'est pas nourriture.

Elle est une part de l'homme et est à part de l'homme.

Bouddha a dit : "la forme est vie et le vide est forme".

Puisque la forme, dans la terminologie bouddhiste indique la matière, ou les choses, et le vide l'esprit, il dit que matière et esprit sont la même chose.

Les choses ont des couleurs, des formes et des parfums nombreux et divers, et l'esprit des gens passent de l'un à l'autre, attiré vers les diverses qualités des choses.

Mais en réalité matière et esprit sont un.

Pourquoi est-il impossible de connaître la nature ?

Ce que l'on conçoit comme étant la nature n'est que l'idée de nature émanant de l'intelligence de chacun.

Ceux qui voient la nature vraie sont des enfants. Ils voient sans penser, net et clair.

Dès qu'ils connaissent ne serait-ce que le nom des plantes, un mandarinier de la famille des agrumes, un pin de la famille des pins, ils ne voient plus la nature sous sa vraie forme.

Je n'aime pas particulièrement le mot "travail".

Les êtres humains sont les seuls animaux qui ont à travailler, je pense que c'est la chose la plus ridicule au monde.

Les autres animaux gagnent leur vie en vivant, mais les gens travaillent comme des fous, pensant qu'ils doivent le faire pour rester en vie.

Si nous avons une crise alimentaire elle ne sera pas due à l'insuffisance du pouvoir productif de la nature, mais à l'extravagance du désir humain.

Débarrasse-toi des aspects de l'intérieur et de l'extérieur.
Disons que la clef de la paix git près de la terre.

«Juste vivre ici et maintenant, telle est la vraie base de la vie humaine.

Quand une connaissance scientifique naïve devient la base de la vie, les gens en viennent à vivre comme s'ils ne dépendaient que de l'amidon, des graisses et des protéines, et les plantes de l'azote, du phosphore et de la potasse.

Quant aux savants, malgré l'importance de leur enquête sur la nature et malgré la profondeur de leur recherche, ils n'arrivent finalement qu'à réaliser à quel point la nature est réellement parfaite et mystérieuse.

Croire que par la recherche et l'invention, l'humanité peut créer quelque chose de mieux que la nature est une illusion.»